Albert Samain

Stèle d'Albert Samain

1858-1900

Ce poète incomparable, vécut à Magny-les-Hameaux les derniers mois de sa vie. Dans le recueil " Le Chariot d’Or", le poème  "Automne"  fut notamment écrit à Magny-les-Hameaux en octobre 1894. Albert Samain décéda à Magny-les-Hameaux le 18 août 1900.

Voici un extrait d’un article de journal intitulé " À Magny-les-Hameaux, il y a cinquante ans... ", dont la source nous est inconnue :
" (...) Comme tout s’enchaîne ici-bas, c’est aujourd’hui au petit-fils de Mme Janin qu’appartint la maison d’Auguste Bonheur. Amie de ma mère, Mme Janin-Ditte est morte en 1936. Je l’ai toujours connue et, dès l’enfance, alors qu’elle évoquait pour moi, les hôtes de Magny, j’entendis parler de Samain bien avant que de connaître ses poèmes. Son visage méditatif, son attitude effacée, sa timidité naturelle m’étaient connus. Il était venu en visite à Saint Paul [prieuré situé à Saint-Rémy-lès-Chevreuse qui fut détruit par un marchands de biens], discret et presque silencieux. L’après-midi d’été où les Janin s’étaient rendus à Magny, en victoria, et trouvèrent la maison des Bonheur vide, me fut contée et le récit me bouleversa. Samain venait de mourir quelques heures auparavant, à l’autre extrémité du village, en cette humble maisonnette basse du cantonnier, que son ami Raymond [fils d’Auguste Bonheur] avait été contraint de louer, l’état du poète étant devenu contagieux. Les visiteurs se rendirent, consternés, au logis funèbre, et c’est alors que dans la petite pièce blanchie à la chaux, où les persiennes rabattues laissaient passer de perçants traits de lumière, qu’ils aperçurent Eugène Carrière occupé à dessiner le visage du poète endormi à jamais. "

Cette toile qu’Eugène Carrière peignit, intitulée " Samain sur son lit de mort ", Raymond Bonheur la conserva dans sa chambre à coucher, jusqu’à son dernier jour.

Au début de l’année 1925, un Comité s’est formé pour commémorer le vingt-cinquième anniversaire de sa mort. Par les soins du Comité, une plaque commémorative a été apposée sur la maison où le poète est décédé, plaque, qui aujourd’hui n’existe plus, et un monument, oeuvre de Madame SERRUYS a été placé dans le cimetière.

La plaque et le monument, inspiré de son dernier recueil de poèmes "Aux flancs du vase", ont été inaugurés à Magny-les-Hameaux le dimanche 7 juin 1925. Au cours de la cérémonie d’inauguration à laquelle étaient représentés le Ministre de l’Instruction Publique et des Beaux Arts ainsi que le Préfet de Seine-&-Oise, des discours ont été prononcés par :
 

  • Monsieur Louis Daix, Maire de Magny-les-Hameaux,
  • Monsieur Henri Connat, Président de la Commission des Antiquités et des Arts,
  • Monsieur Léon RIOTOR, Conseiller Municipal de Paris, Président honoraire de la Société des Poètes Français,
  • Monsieur Gaston RAGEOT, Président de l’Association de la Critique Littéraire, 
  • Monsieur Léon BOCQUET, au nom des amis d’Albert Samain et des écrivains du Nord,  
  • Monsieur Félix LORIN, Président de la Société Archéologique et du Conseil d’Arrondissement de Rambouillet,
  • Monsieur Pierre AUDIBERT, représentant Monsieur de MONZIE, Ministre de l’Instruction Publique et des Beaux Arts.

Il a donné son nom à une école primaire de la Commune située, rue des Ecoles Jean Baudin.

A lire aussi : Livret sur l'Eglise Saint Germain de Paris

Infos pratiques

Le Chariot d'or, est le troisième et dernier recueil d'Albert Samain, il fut publié à titre posthume et rassemble des textes écrits entre 1888 et 1900. "la symphonie héroïque".