Dignité en péril : un audit s’impose

Avec un taux de 32,34% de logements sociaux, notre ville peut se targuer d’aller bien plus loin que les objectifs fixés par l’article 55 de la loi SRU, qui oblige les communes de plus de 1 500 habitants dans l’agglomération parisienne à disposer d’au moins 25% de logements sociaux. Il y a lieu de s’en réjouir tant les besoins sont grands : 1 600 demandes en attente, dont plus de 200 émanent déjà de résidents de la commune. 

Mais derrière ces chiffres flatteurs, la réalité est bien plus sombre. Les témoignages affluent : logements vétustes, mal isolés, volets cassés, infestations de rongeurs… Des conditions indignes qui mettent en danger la santé et la sécurité des habitants. Un tiers de la population est concerné : familles, personnes seules, enfants en bas âge. 

Un audit général du parc social s’impose. Il n’est pas acceptable que tant de nos concitoyens vivent ainsi alors que la commune a le devoir – et les moyens – d’agir. L’équipe municipale parle sans cesse de valeur de solidarité et d’entraide, il serait bon que les mots laissent place aux faits. 

Comme toujours, nous attendons la réaction du maire expliquant qu’il a « tout bien fait ».  

Monsieur Houillon, accepter la contradiction est le fondement du débat démocratique ! 

En ce début d’année, nous formons le vœu que 2026 marque un tournant : une ville où solidarité et qualité de vie ne sont plus des promesses, mais des réalités. 

Anne Deudon, Benoît Toullec